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Economie mondiale : Amélioration prévue en 2018

L’économie mondiale devrait croître plus rapidement que prévu en 2018, principalement en raison de la baisse des taux d’imposition aux États-Unis, mais les tensions sur le commerce menacent de dérailler des mois d’expansion mondiale synchronisée, selon l’Institut de la finance internationale (IIF).

Selon la Banque Mondiale, la croissance au Moyen-Orient et en Afrique du Nord devrait rebondir à 3,1% en 2018 après avoir été réduite de plus de moitié en 2017, grâce à la hausse des prix du pétrole, aux réformes et à l’expansion économique mondiale. La croissance de la région MENA, qui est passée de 4,3% en 2016 à 2% en 2017, devrait être généralisée, avec une prévision de 3% d’expansion dans les pays exportateurs de pétrole, deux fois plus qu’en 2017 et 4% dans les pays importateurs de pétrole. La projection de croissance de la région pour 2018 est supérieure de 0,1 point de pourcentage à ses prévisions d’octobre.
La zone MENA profite d’une reprise de la croissance mondiale et des prix du pétrole, qui ont dépassé ce mois-ci 70 dollars le baril pour la première fois depuis 2014 sur les coupes de production mondiales et les tensions géopolitiques. En janvier, le FMI a revu à la hausse ses prévisions de croissance économique mondiale pour 2018 et 2019 en raison d’une reprise inattendue en Asie et en Europe ainsi que des réductions d’impôts américaines qui devraient propulser la croissance dans le pays avec ses partenaires commerciaux. Le fonds prévoit que l’économie mondiale progressera de 3,9% en 2018 et en 2019, en hausse de 0,2 point de pourcentage par rapport aux projections d’octobre. Dans le Golfe Persique, la croissance qui a stagné depuis la récession pétrolière triennale devrait se redresser, mais à un rythme plus lent, selon la Banque mondiale. La croissance du Golfe va plus que quintupler en 2018-2020 pour s’établir à 2,7%, contre 0,4% en 2017, mais le taux reste inférieur à la moyenne de 4,6% atteinte entre 2010 et 2014, a indiqué la banque. La croissance dans les pays du CCG se redressera dans tous les pays, à l’exception de Bahreïn, en raison de la baisse des prix du pétrole et des incertitudes économiques. Sur ce, voici un aperçu sur les dernières notations de certains pays :

Arabie Saoudite : Moody’s affirme les notes A1

Moody’s Investors Service a confirmé les notes de l’émetteur à long terme et des titres non garantis de premier rang du gouvernement de l’Arabie saoudite à A1, avec des perspectives demeurant stables. L’affirmation des notations A1 de l’Arabie saoudite est soutenue par l’approche que l’assainissement budgétaire attendu lors de la dernière action de notation se poursuivra à moyen terme, assurant la stabilisation du poids de la dette publique en dessous de 30% du PIB. L’agence de notation s’attend à ce que l’ambitieux programme de réformes structurelles du gouvernement réduise au fil du temps l’exposition de l’économie et du bilan du secteur public aux prix du pétrole, équilibré avec les risques d’exécution associés compte tenu de l’ampleur de la tâche à accomplir et de l’impact économique et social potentiellement négatif à court terme de certaines mesures connexes. Parallèlement, les perspectives stables indiquent que les risques pesant sur les notations sont globalement équilibrés, car le programme de réforme du gouvernement, y compris les plans visant à équilibrer le budget fiscal d’ici 2023, pourrait, avec le temps, ramener la notation à un niveau supérieur.

Abu Dhabi : Moody’s confirme la note de crédit du gouvernement

Moody’s Investors Services a déclaré que le profil de solvabilité d’Abu Dhabi (Aa2), avec une perspective stable, est soutenu par son bilan sain, ses revenus moyens par habitant élevés et ses importantes réserves de pétrole et de gaz. Les principaux problèmes de crédit d’Abu Dhabi inclut la transparence institutionnelle, les tensions géopolitiques régionales et sa dépendance aux hydrocarbures, a indiqué l’agence de notation. « Bien qu’Abu Dhabi ait pris des mesures pour réduire la sensibilité de l’économie aux chocs des prix du pétrole, ses secteurs non pétroliers restent moins développés qu’à Dubaï », note le rapport. « La perspective stable sur la note souveraine d’Abu Dhabi reflète des améliorations dans la gouvernance et des progrès dans les réformes fiscales qui vont soutenir le retour des comptes budgétaires pour équilibrer et contenir les risques d’événements. » La très forte puissance économique d’Abu Dhabi reflète sa richesse considérable en hydrocarbures, souligne le rapport. Les investissements dans les infrastructures et l’amélioration de la compétitivité continuent de soutenir la croissance hors hydrocarbures, malgré un ralentissement des dépenses publiques. L’engagement d’Abu Dhabi en faveur du programme de diversification, conjugué à des ressources abondantes et à un bilan de mise en œuvre, réduira davantage la dépendance à l’égard du pétrole au cours de la prochaine décennie, en dépit de contraintes budgétaires accrues. De plus, les revenus provenant des importants stocks d’actifs étrangers d’Abu Dhabi amortissent l’impact de la baisse des prix du pétrole. Moody’s prévoit que le PIB hors pétrole augmentera de 1,9% en 2018 et le PIB réel global de 1,2%.

Maroc : Standard & Poor’s confirme sa note «BBB- / A-3»

L’agence de notation américaine Standard & Poor’s  vient de reconduire la note souveraine du Maroc à «BBB- / A-3» avec perspectives stables.  Elle prévoit une légère décélération la croissance de l’économie alors que le PIB réel devrait passer de 4,6% en 2017 à environ 3,1% en 2018. Ce taux devant être en moyenne juste en dessous de 4% sur 2018-2021 indique l’agence en supposant que le secteur agricole devienne plus résilient et que l’environnement des affaires et la demande extérieure continueront largement à soutenir une reprise graduelle de la production non agricole : « À moins que le Maroc subisse des chocs économiques externes, par exemple, en raison du risque accru de protectionnisme mondial, nous pensons que l’expansion de sa capacité d’exportation et son ascension vers la valeur ajoutée contribueront positivement à la croissance économique sur notre horizon de projection ».

Mexique : Moody’s élève les perspectives à stable

Moody’s a relevé la perspective de la note souveraine du Mexique de « négative » à « stable », estimant notamment que les risques liés à la renégociation en cours du traité de libre-échange nord-américain (Aléna) avaient « diminué ». La note de l’endettement à long terme a été maintenue à A3 tant en devises qu’en monnaies locales. « Les risques pour la croissance découlant de la renégociation de l’Aléna diminuent, car l’engagement entre les membres du traité est demeuré solide malgré un processus de négociation difficile », a souligné Moody’s dans un communiqué.

Espagne : Moody’s relève la note à Baa

Moody’s a relevé vendredi la note de l’Espagne de Baa2 à Baa1, suivant l’exemple ces derniers mois des deux autres principales agences de notation Standard and Poor’s and Fitch. Moody’s a assorti sa note d’une perspective stable, ce qui indique qu’elle n’envisage pas de la relever davantage prochainement mais a souligné les efforts des autorités espagnoles pour stabiliser la situation économique et le secteur bancaire.

Brésil : Moody’s relève la perspective de la note souveraine

Moody’s a redressé mardi la perspective de la note souveraine du Brésil de « négative » à « stable », escomptant que le prochain gouvernement mette en œuvre les réformes fiscales, cruciales pour la santé de l’économie. La note de l’endettement à long terme a été maintenue à Ba2, dans la catégorie spéculative. Moody’s estime dans un communiqué que les raisons qui l’avaient conduit à annoncer qu’elle pourrait éventuellement abaisser le note souveraine du Brésil en mai 2017, à savoir les risques de baisse de la croissance et l’incertitude concernant les réformes, se sont estompées.

France : Standard & Poor’s maintient la note à AA

L’agence de notation américaine S&P a maintenu inchangée la note d’endettement de long terme de la France à « AA », toujours assortie d’une perspective à stable. La note de la dette souveraine à court terme du pays est également maintenue, à « A-1+ ». « Les institutions et la prospérité de la France, qui jouit de solides perspectives de croissance, soutiennent notre opinion », explique dans un communiqué l’agence de notation. La perspective stable reflète quant à elle le fait que « le gouvernement va continuer à mettre en oeuvre son programme de réformes économiques, budgétaires et structurelles », ajoute-t-elle. S&P anticipe une hausse de 2,2% du produit intérieur brut en 2018, puis un ralentissement à moyen terme de la croissance, accompagné toutefois de progrès en matière de réduction du déficit, et de réformes.

 

© Salma Kharbachi ■

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