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FRAM : Georges Colson fait son come back… des filiales Maroc !

Entre Georges Colson et FRAM, c’est une longue histoire… qu’on pensait d’ailleurs terminée.
Elle a pourtant récemment rebondi et devrait conduire à la nomination du « Vieux Lion » à la tête des filiales du groupe au Maroc. Celles-ci n’ont pas encore été liquidées et détiennent beaucoup d’argent, bloqué chez un notaire.

Voilà un retour aux affaires des plus inattendus !

Depuis quelques semaines, Georges Colson* se prépare à devenir président des filiales de FRAM au Maroc.

Si, en France, le groupe a été liquidé puis repris en novembre 2015 sur décision du tribunal de commerce de Toulouse, l’avenir de ses filiales à l’étranger est, un temps, resté incertain.

Il n’a pas fallu attendre très longtemps du côté de la Tunisie avec la disparition de Jasmin Tourisme Tunisie S.A. et le licenciement des 121 salariés du Golf Beach Djerba début 2016, ou au Sénégal, avec la vente de l’hôtel Palm Beach de Saly, exploité par la filiale locale Framotel.

En revanche, au Maroc, le sort des 3 filiales de FRAM (Fram Orange Tours, International Tourisme Cars et Framotel Maroc) n’est toujours pas réglé, à l’heure actuelle.

Pourtant, les choses avaient bougé très tôt pour le groupe toulousain dans le pays. Il y avait notamment vendu 4 hôtels à Atlas Hospitality Morocco, en octobre 2014.

Une opération qui s’inscrivait alors dans une stratégie de redressement. FRAM connaissait déjà d’importantes difficultés financières. Cela n’a malheureusement pas suffi à redresser le voyagiste…

Les filiales marocaines de l’ancien FRAM existent toujours. Mais leur activité est fortement réduite, voire nulle.

Selon nos informations, la quasi totalité du personnel a été licenciée et les chiffres d’affaires sont au plus bas. C’est dans ce contexte particulier que Georges Colson devrait reprendre du service chez FRAM.

Plus de 7 millions d’euros à récupérer

Fin avril 2018, il s’est rendu à Marrakech.

L’ancien président du Syndicat national des agences de voyages (SNAV) était notamment accompagné de Christian Caviglioli, l’administrateur judiciaire de l’ancien FRAM.

C’est ce dernier qui préside les filiales marocaines du groupe depuis sa liquidation judiciaire.

Abdellah Bazizi devrait, quant à lui, prochainement quitter ses fonctions de directeur général de Fram Orange Tours et International Tourisme Cars.

Au Maroc, Georges Colson aurait pour mission de conclure des négociations destinées à récupérer des fonds détenus par les sociétés de l’ancien FRAM dans le pays, mais bloquées chez un notaire.

Selon plusieurs estimations, la somme s’élèverait à 80 millions de dirhams marocains (7,2 millions d’euros). Elle correspond au solde de la vente des 4 hôtels cédés en 2014 pour environ un quart du prix total de vente.

Selon une source proche de la procédure collective, l’officialisation de la nomination est prévue pour juillet 2018 après des assemblées générales. Le tribunal de commerce et l’administrateur judiciaire, Me Caviglioli, ont déjà donné leur aval. Contacté, ce dernier n’a pas donné suite.

Georges Colson assurerait ses nouvelles fonctions quasi bénévolement. « Il sera simplement défrayé, nous assure l’un de ses collaborateurs.

Il est là pour mener les négociations parce qu’il est associé et dispose encore d’un bon relationnel au Maroc. »

Les actionnaires récupéreront-ils leur mise ?

Tout le monde n’est pourtant pas aussi convaincu du désintérêt du Vieux Lion…

Certains, au sein du personnel de l’ancien FRAM, s’interrogent sur le réel objectif de l’opération. Ils soupçonnent les actionnaires du groupe liquidé de vouloir faire main basse sur une partie de la somme en jeu pour récupérer l’argent qu’ils ont perdu dans la liquidation de FRAM.

Les anciens salariés reprochent également aux liquidateurs de ne pas avoir sécurisé plus tôt ces fonds. Ils auraient pu être utilisés pour régler les créances qui ne l’ont pas encore été.

Sept licenciés économiques de FRAM ont récemment saisi le conseil des prud’hommes pour faire valoir leurs droits au régime de retraite supplémentaire pour lequel ils avaient cotisé jusqu’à la liquidation judiciaire. Ils devraient être rejoints par au moins 7 autres ex-salariés de FRAM prochainement.

Ils réclament de 50 € à 100 € mensuels chacun. Mais les liquidateurs leur répondent depuis bientôt 3 ans que les fonds sont désormais insuffisants pour qu’ils leur soient versés. La somme bloquée au Maroc pourrait régler le problème, mais ils craignent de ne pas en voir la couleur.

Dans l’entourage de l’ancienne direction de FRAM, on balaie leurs inquiétudes. « Les actionnaires ne toucheront rien des fonds qui seront éventuellement récupérés au Maroc. Ils seront intégralement utilisés au règlement de la faillite », nous indique une source qui souhaite conserver l’anonymat.

Pas suffisant pour rassurer certains des anciens salariés concernés. Ils s’estiment injustement traités et dénoncent ce qu’ils considèrent comme du favoritisme de la part des liquidateurs au profit des anciens actionnaires du groupe.

C’est un dossier qui aurait dû être dépaysé de Toulouse. On pensait que la procédure serait gérée en « bon père de famille », mais on se rend compte qu’elle vise plutôt à servir les intérêts de certains… », laisse entendre un ancien salarié de FRAM.

Une histoire de privilèges

Des soupçons renforcés par le fait que les actionnaires de l’ancien FRAM ont, de leur côté, réussi à récupérer 3 millions d’euros dans le cadre de la procédure. De l’argent qu’ils avaient dû investir dans le groupe en 2013 sur ordre du Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI).

Parmi les anciens salariés encore détenteurs de créances, beaucoup ne comprennent pas pourquoi les actionnaires, dont ils tiennent certains pour responsables de la fin de Fram, sont remboursés en priorité.

C’est pourtant tout à fait normal et « légal », assure un conseil de la direction du groupe. « Les salariés ont été payés sur leurs privilèges comme le prévoit la loi, poursuit-il. En revanche, leurs indemnités complémentaires, comme la retraite supplémentaire, ne sont pas prioritaires. »

Sur ce point, ils sont en effet considérés comme des créanciers chirographaires ; ils n’ont pas de privilège. Alors que les anciens actionnaires disposaient, eux, d’un privilège sur les fonds de « new money » engagés en 2013.

Une fois les créances prioritaires réglées, ils ont ainsi pu récupérer cet argent.

Les anciens salariés espèrent toujours faire requalifier leurs créances correspondant au régime de retraite supplémentaire auquel ils prétendent.

Mais les procédures sont généralement longues aux prud’hommes. La saga de FRAM est donc encore loin d’être terminée. Et, comme dans toutes les bonnes séries, il faut certainement s’attendre encore à quelques rebondissements.

By TourMag.
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