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JACK MA – Son site, Alibaba, offre aux PME l’accès au marché mondial

Peu connu du grand public, Jack Ma est pourtant une figure majeure du secteur de l’e-commerce pour les entreprises et les particuliers. Le développement du groupe qu’il a créé en 1999, représente l’une des plus belles success stories de l’économie chinoise :

Alibaba.com, la première pierre de son édifice, est aujourd’hui la première plateforme de vente en ligne au monde. A la fin de 2012, elle comptait 37 millions d’entreprises inscrites dans 240 pays. Le groupe tentaculaire qu’il a bâti compte 25 «business units» en 2013.

Plus qu’un succès, c’est une réussite hallucinante. Et dans son pays, Ma est une légende vivante. Ses concitoyens lui savent gré de prouver au monde que leur pays n’est plus seulement un atelier géant à bas coût, mais qu’il se pose désormais en concurrent redoutable dans le domaine de l’innovation et des nouvelles technologies.

Scolarité médiocre

Qui aurait parié il y a quinze ans sur un obscur professeur d’anglais qui se lançait dans le commerce en ligne sans rien connaître ou presque d’Internet ? «Nous n’avions pas d’argent, nous n’avions pas de technologie, nous n’avions pas de plan», aime à rappeler Jack Ma, avec le ton provocant qu’il affectionne. De fait, les débuts du plus gros site de B to B (business to business, les clients étant des entreprises) n’ont pas été faciles.

L’aventure Alibaba commence à Hangzhou, une ville de 2,5 millions d’habitants située à 200 kilomètres de Shanghai, plus réputée pour ses jardins et son lac que pour son dynamisme économique. C’est là qu’est né Ma Yun (qui se fait appeler Jack Ma en Occident) en 1964, et c’est là qu’il passe son enfance, en pleine Révolution culturelle. Pourtant, la campagne de terreur lancée par Mao pour éliminer les élites intellectuelles, suspectées d’adopter les valeurs occidentales, ne touche pas sa famille, trop modeste pour être visée par cette chasse aux sorcières. Les parents du futur Jeff Bezos chinois sont surtout préoccupés par son caractère difficile et ses résultats scolaires médiocres. Plus attiré par les arts martiaux que par les maths, Ma échoue deux fois à l’examen d’entrée à l’université et finit par intégrer laborieusement un établissement peu coté. Son unique point fort est l’anglais, qu’il parle bientôt couramment, ce qui le conduit à opter pour l’enseignement à la fin de ses études. Il peaufine alors ses compétences linguistiques et monte une agence de traduction. En 1995, il participe en tant qu’interprète à un voyage d’affaires aux Etats-Unis organisé par le gouvernement chinois. Ce voyage fait basculer sa vie.

« Made in China »

En Amérique, Jack Ma découvre Internet, dont les citoyens chinois ignorent alors l’existence. Dès sa première expérience de navigation sur le réseau, il réalise le potentiel de ce nouveau moyen de communication : il sent qu’Internet va changer le monde, et il veut en être. De retour en Chine, il crée des sites pour des amis, perfectionne sa maîtrise de l’informatique et réfléchit à son projet. L’idée d’un site de

vente de produits «made in China» lui vient après avoir participé à une conférence à Singapour sur l’e-commerce en Asie. «La quasi-totalité des intervenants étaient américains. Je me suis dit que c’était fou, car les Etats-Unis sont les Etats-Unis, mais l’Asie est l’Asie. J’ai alors réalisé que la Chine devait créer son propre modèle économique pour l’e-commerce», expliquera-t-il plus tard. D’où la création d’Alibaba.corn. Selon le business plan de Ma, «l’objectif du site est d’aider les PME chinoises à gagner de l’argent, en les mettant en relation avec les entreprises occidentales susceptibles d’en faire leurs sous-traitants». Lancée en 1999 avec un capital dérisoire (60 000 dollars), une équipe réduite à dix-huit salariés et un siège social domicilié dans un deux-pièces à Hangzhou, la start-up se heurte un an plus tard aux difficultés provoquées par l’éclatement de la bulle Internet. Mais un événement inattendu l’aide à passer le cap: l’épidémie de Sras qui touche l’Asie en 2003 limite les déplacements des hommes d’affaires étrangers en Chine, ce qui accroît la demande pour les transactions en ligne. Alibaba.com va alors décoller et dégager très vite de gros profits.

Stratégie de diversification

Malgré son succès, Ma ne se repose pas sur ses lauriers. Il met en place immédiatement une stratégie de diversification, de façon à créer un vrai groupe Internet généraliste. Dès 2003, il lance Taobao.com (littéralement « recherche d’un trésor»), qui va rapidement évincer eBay du marché chinois (800 millions de produits en ligne, 500 millions d’utilisateurs en 2012). Avec Tmall.com, il crée en 2008 une véritable galerie marchande qui met en relation les marques et les internautes. Fin 2012, les ventes cumulées pour Taobao.com et Tmall.com atteignent le cap des 160 milliards de dollars. « Seul le géant Wal-Mart a fait aussi bien», déclare alors Jack Ma (lire page 90). Ma a tout prévu, car il a verrouillé son écosystème en développant sa propre plateforme de paiement sans carte bancaire, Alipay (60 milliards de transactions en 2012). Enfin, après avoir pris une participation minoritaire dans Sina Weibo, le Twitter chinois, Alibaba.com rachète en 2013 des parts de ShopRunner, un spécialiste américain de la livraison rapide.

Entrée en Bourse 

Au-delà de sa réussite, Jack Ma a développé une vision originale. Il combat ainsi l’idée selon laquelle la compétitivité de la Chine n’est due qu’à ses prix bas. Selon lui, «70% des innovations sont créées par les PME», parce qu’elles sont confrontées à plus de difficultés que les grands groupes et développent des capacités d’adaptation supérieures. Et nul pays ne possède plus de PME que la Chine ! La mission de Ma : diffuser, via Alibaba, les innovations des PME chinoises, puis mondiales, en rendant leurs produits accessibles en ligne. Et favoriser la création d’entreprise via le microcrédit, qu’il introduit en Chine après avoir passé un accord avec son inventeur bangladais, Muhammad Yunus. Mais, coup de théâtre, Jack Ma crée la surprise en annonçant qu’il quitte la présidence exécutive du groupe, en mai 2013. C’est un pilier, Jonathan Lu, qui lui succède. Et c’est lui qui, après l’entrée à la Bourse de Hong Kong en 2007 du site Alibaba.com, va se charger, d’ici 2014, de réitérer l’opération, cette fois pour le groupe tout entier. Sa valeur d’introduction pourrait frôler 70 milliards de dollars.

 

Les leçons de son succès

internet permet aux pme de concurrencer les grands groupes

la stratégie commerciale doit s’adapter aux spécificités de chaque pays

le service aux entreprises est un des marchés prometteurs de l’e-commerce

 

By Colossal.

Vous pouvez découvrir d’autres histoires de réussite sur la première plateforme e-business au Maroc ici
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