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L´intrapreneuriat, la solution pour retenir les jeunes talents ?

Pendant longtemps, les grands groupes attiraient naturellement les jeunes diplômés. Etre embauché par l’un d’entre eux représentait stabilité, sécurité de l’emploi, évolution linéaire, expérience. Ces entreprises étaient en phase avec les envies des employés de la génération passée. Mais les attentes de la jeune génération ont bien changé…

Les envies des jeunes diplômés ne sont aujourd’hui plus les mêmes. Ces « millenials » comme on les appelle, ont grandi dans un monde digital. Ils ont l’habitude de la pensée libérée, l’habitude de l’international, de la rapidité et du changement. Ils sont plus ouverts au monde, moins effrayés par ce qu’il représente.

Cette nouvelle génération recherche autre chose que leurs aînés. Leurs moteurs professionnels se situent plutôt dans la flexibilité, les challenges et les responsabilités que dans la stabilité et la sécurité.

Le chant des startups

De nos jours, dans un premier cas de figure, les jeunes diplômés qui recherchent un cadre de travail souple, tout en gardant la sécurité de l´emploi, optent facilement pour des postes dans des startups. Leur fonctionnement plus agile et leur mode d’organisation qui laisse plus d’autonomie correspondent davantage aux attentes des jeunes talents.

Dans un autre cas de figure, les jeunes diplômés qui, dans le cadre de leurs études ont expérimenté la junior-entreprise, les stages, les associations étudiantes, ont une très forte envie d’entreprendre. Leur curiosité et l’accès qu’ils ont aux médias internationaux leurs permettent d’identifier des manques et d’imaginer de nouvelles idées.  D’après une enquête d’OpinionWay, 46% des 18-24 ans revendiquent l’envie ‘entreprendre.

Grandes entreprises : quelle riposte ? 

Face à ce constat, les grands groupes doivent de modifier leurs habitudes pour continuer à attirer les jeunes talents. Pour les entreprises, la question est d’autant plus capitale que ces jeunes diplômés sont des profils particulièrement recherchés. Leur regard novateur et leur facilité à évoluer dans un univers digital est un atout de taille. La prise de conscience s’est opérée et des efforts commencent à être faits.

Seulement, pour le moment, le débat managérial s’oriente surtout vers la qualité de vie au travail. Des pratiques comme l’aménagement du lieu de travail, l’installation de consoles dans les salles de pause, la mise en place de séances de yoga ou la création de postes tels que « Chief Happiness Officer » commencent à se démocratiser. Les entreprises ont donc compris qu’il était nécessaire de donner envie d’aller au travail le matin.

Ces initiatives ne répondent que partiellement aux motivations profondes qui animent les employés de nos jours. Tout du moins, pas de façon pérenne.  Exercer dans un environnement agréable ne renforce pas forcément l’intérêt profond que l’on porte à son travail.

L’intrapreneuriat, un sytème gagnant-gagnant

D’autres solutions permettent néanmoins d’aborder le problème plus en profondeur. Notamment une méthode managériale innovante et peu démocratisée pour le moment : l’intrapreneuriat. Il s’agit pour une entreprise, de créer un terrain favorable à la prise d’initiativez en interne. Il permet à un employé de satisfaire son envie de création, tout en restant dans un cadre sécurisant. Sa pratique peut revêtir plusieurs formes ; la création d’une start-up au sein même d’une entreprise, la pénétration d’un nouveau marché, le développement d’un nouveau produit ou service innovant …

L’intrapreneuriat est donc un système gagnant/gagnant grâce auquel, une entreprise, en encourageant et supportant ses salariés à entreprendre, s’assure également de garder ses talents en leur donnant l’opportunité de relevé de nouveaux challenges. De plus, il permet à l’entreprise une innovation rapide et rentable car elle vient du cœur même de sa structure.

Pour cela, l’entreprise doit pousser les murs et élargir le cadre dans lequel l’employé s’inscrit : lui donner un espace d’expression, déconstruire les plans de carrière linéaires, décomposer le temps de travail, impliquer l’employé dans des décisions stratégiques de l’entreprise et finalement encourager et récompenser sa prise de risque.

De son côté, l’employé satisfait son envie de création, de nouveaux challenges et d’autonomie de manière durable. L’intrapreneuriat, c’est permettre aux équipes de « rêver un peu plus grand », casser le « plan de carrière » classique et ne pas avoir peur de laisser chacun exprimer ses motivations. Des atouts indispensables pour attirer mais aussi retenir les talents qui façonneront l’entreprise de demain. Entre épanouissement des employés et création de richesse pour l’entreprise, l’intrapreneuriat pourrait être le nouvel Eldorado du monde du travail.

© Startco.lesechos ■ Fanny Tresallet ■
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